•   Encore une année écoulée, et quelques considérations à son propos point de vue couture et tricot. Que s'avancent les meilleurs éléments de la promotion :

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La jupe Lagerfeld pour Burda : on l'avait quittée il y a trois mois en rêvant de coutures plus nettes, cela ne l'a pas empêchée d'être beaucoup portée depuis ; j'aime sa couleur, sa forme et sa tenue.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ Le pyjama en coton gratté maxi épaisseur-maxi douceur est promis à de nombreuses heures de complicité. Article dédié bientôt sur vos écrans.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ Le combishort noir : la grande classe mais un peu juste de partout et encolure pas nette, je compte le retravailler en 2016.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La chemisette Moussaillon : destinée à célébrer la morue sous toutes ses formes, elle est allée habiller celles qui se proposaient de relever le défi lancé en l'honneur du fleuron de nos océans. Plus prosaïquement, elle permet la pratique du hautbois par 35°C sans tomber dans les pommes. La version beige a été plus portée que la version "Ma rivière de Morues" pour une raison d'antériorité.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La chemisette Fit But You Know It : la version tartan a été rentabilisée. Seul hic : elle est un peu courte. Chose curieuse, j'aime beaucoup moins la version beige. La déclinaison en robe me laisse une impression mitigée : la forme correspond à ce que je voulais, mais la couleur est trop foncée et les pattes de boutonnage et le col trop fermes (j'aurais dû utiliser de la doublure pour la partie du dessous), ce qui rend le contact à la base du cou parfois pénible.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La robe Snowball. Le vicomte n'est pas qu'un être inquisiteur dévoré par la jalousie. Quand il achète des choses à des gens qui font correctement leur boulot il aime le dire aussi ;-) Je l'aurais volontiers ressortie pour les fêtes mais elle est un peu trop découverte.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ Cousu en septembre, le haut Liliane en Liberty tout fin teint au thé n'a guère eu l'occasion d'être reporté.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La jupe à taille froncée et grandes poches n'a pas été reportée. Trop de fronces, trop courte, trop froissable.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ La robe qu'a pas encore de nom a été améliorée mais pas terminée.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♦ Le haut flottant n'a pas fait le poids. Pour tout dire, porté seul je trouve sa forme assez ridicule :-/

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ◊ Au rayon couture altruiste, on trouve le maillot de corps kaki pour Monsieur.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ◊ La robe Burda pour aller danser.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ◊ La Robe I Want Candy pour arroser.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♣ Côté tricot, le gilet de mes rêves en shetland s'est fait réalité. Je n'ai pas encore eu besoin de porter quelque chose de plus chaud pour sortir cet hiver.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♣ La paire de guêtres support d'un essai transformé de motif en jacquard a été portée, mais pas encore teinte.

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    Ô toi, belle personne pudique, détourne ton regard et passe directement au chapitre suivant : on ré-aborde maintenant le chapitre "le coup de gueule du vicomte début 2015, classe américaine ou abjecte forfanterie?"


      Le saviez-vous ? 2015 était dans l'astrologie chinoise l'année de la Chèvre de Bois Vert. Un petit retour sur la collection Burda x Aime comme Marie, épinglée minutieusement comme d'autres collectionnent les autocollants Panini, s'impose donc... :

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ Il faut admettre que l'ensemble BurpepBurdini fonctionne très bien, malheureusement je n'aime porter ni l'un ni l'autre. On se réessaiera ça une fois en 2016.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ Par contre, la bonne composition de la douce Burdinette a favorisé son intégration sans heurt.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ Sympathique, mais peu portée : la chemisette Burdique. Comme le tissu froisse beaucoup il faut la repasser juste avant de la porter, ce qui est un peu fastidieux... Et on m'a piqué ces lunettes depuis. #ilestoùlerespect

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ Le haut Burdave que je n'aime toujours pas malgré les efforts déployés pour lui donner du peps. Les manches courtes raglans, l'encolure moche, le cintrage minimal : j'ai l'impression d'être un pâté. Si vous aussi, vous rêvez de découvrir la pièce de charcuterie qui sommeille en vous, ce haut est à donner.

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ La veste Burdina. Même pas eu envie de la porter cette année, vraiment pas mon genre de pièce. Même annonce que pour la précédente, je la boncoinise.

    ...ainsi que sur la collection capsule Aime comme Marie ♥ Japan :

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

    ♠ Question hybridation, c'est du niveau des meilleurs mangas. La chemise Shimazaster est portée régulièrement. Ainsi en a-t-il été du joli haut Tsukiligne pendant que le soleil chauffait.

      Les comparatifs des patrons avec ceux que je pense être les originaux sont accessibles dans la rubrique Vu dans la rue. Je n'oblige toujours personne à avoir les mêmes perceptions que moi. Comme dirait l'autre, "I'd rather not be trusted. Instead, review the evidence and draw your own conclusion."

      Point actualité : il n'y a pas eu de suite visible à la plainte pour diffamation publique à l'encontre d'un particulier déposée fin mars 2015 au TGI de Paris par l'avocat de Madame Marie Gauthier, lequel avait également mis en demeure mon hébergeur de retirer de ce blog des propos jugés diffamatoires. Défense légitime certes, mais dernière chose à faire pour me persuader qu'il y avait encore un quelconque honneur à défendre. C'était la première fois que j'avais affaire à la justice, et quand j'ai vu qui avait été engagé pour ce boulot j'ai juste eu envie de faire des blagues pas drôles sur le sombre avenir d'Aime comme Marie.  

      Merci à France Duval-Stalla... de nous proposer encore au 4 janvier 2016 sur son site de vente en ligne la chemise Aime comme Mister, sensée avoir été retirée des réseaux de vente au 1er juin 2015 suite à l'accord trouvé avec les Éditions de Saxe. Pas de mouvement sensible à cette heure de la part de Burda. Vu l'ampleur de l'"emprunt", peut-être attendent-ils un peu que les caisses se renflouent chez Aime comme Marie pour ne pas créer de naufrage visible ?

      Les signalements envoyés par plusieurs consommatrices à la DGCCRF n'ont été suivis d'aucun effet.

      On attend toujours que le conseil juridique de Motif Personnel lui donne le feu vert pour s'exprimer sur l'édition par son entreprise des tissus dont les motifs auraient été créés par Aime comme Marie (le conditionnel c'est important), à l'occasion du retrait de la vente du tissu à motif "croix" jumeau d'un dessin de la graphiste Helen Dardik dès que cette dernière les a contacté, pour nous dire tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire / qui sont dans trop de films, de chansons et de livres / je voudrais vous les dire / et je voudrais les vivre / je ne le ferai pas / je veux, je ne peux pas... Après une velléité remarquée de prise de parole sur le fameux sujet aux 150 et quelques pages sur T&N, nous n'avons finalement reçu aucune réponse à la question de la poursuite de la collaboration avec AcM dans l'édition de tissus autre que celle des faits : elle s'est poursuivie.

      Pour ce qui est de la réaction du milieu professionnel, j'ai été assez étonnée de certains soutiens, explicites ou implicites, reçus par Aime comme Marie, étant donné le peu de respect que cette entreprise a montré pour le travail de ses pairs et les demandes légitimes de sa clientèle. En tant que cliente, cette complaisance envers une idée dévoyée de la création et de l'entrepreneuriat a tendance à me rendre circonspecte, donc avare ; en tant que modéliste amateur, elle provoque des interrogations sur les compétences effectives du milieu du patron indé. Et en tant que citoyenne, sur les valeurs réelles de celui-ci.

      Du coup, avant de refermer le dossier, je remercie ceux qui ont montré qu'on pouvait s'efforcer de maintenir une cohésion sans complaisance dans ledit milieu, ainsi que celles qui nous ont donné matière à réfléchir sur les autres secrets de fabrication d'Aime comme Marie : sur son livre, ses motifs de tissus...


    **********

      Avec tout ça, j'ai appris l'existence de GOMI (Get Off My Internets), un lieu dédié à la critique et à la discussion de toute forme de vie en ligne, dont une sous-partie est consacrée à notre loisir préféré. Tantôt soupape salutaire à l'exaspération (eh oui, un lieu où on ne vous dira jamais "sitaimespastulispas" car le hate read y a été érigé en art de vivre), tantôt forum de discussion classique avec conseils et retours d'expérience à la clé. Ne cherchez pas, je n'y poste pas. Mon vocabulaire s'est enrichi : to shill, a side eye, white knighting, a sycophant, a PITA, et mon préféré : a snoozefest. Si vous vous sentez concernés par le sujet, ne manquez pas le fil "Bloggers come Pattern designers".

      À ce propos, je remercie les couturières ayant fait confiance aux patrons que j'ai proposés jusque là, l'agréable surprise de voir des modèles réalisés, parfois plusieurs mois après leur mise à disposition, parfois de façon inattendue (comme pour la robe I Want Candy d'Inspiration et Créations) est une joie qui renforce  ma motivation !

      Une bonne résolution peut-être ? En 2016, je ne me plaindrai plus d'avoir un gros cul.

      Un défi ? Papa Noël s'en est chargé, regardez ce qu'il a trouvé entre deux piles de plaques de turrón :

    2015 jour après jour : que sont-ils devenus ?

      Bonne année 2016 à toutes et à tous !


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  •   Aujourd'hui, projet boulet et oiseau de mauvaise augure. J'avais commencé à travailler sur cette robe au moment de la fusillade à Charlie Hebdo et ce jusqu'au déclenchement de l'affaire Aime comme Marie. Puis emportée par le cours de la vie, j'avais laissé le bébé dans un coin au stade du début de numérisation. Sans regret, car lorsque je suis venue le secouer de sa torpeur début novembre, il m'a semblé évident que le modèle demandait encore quelques ajustements. Je m'y suis ré-attelée et ai commencé à rédiger le présent article le 13 novembre. La poisse.

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

    La version de janvier en popeline. On ne se moque pas des couleurs, merci.

      Le tissu velouté et assez épais - acheté chez De Gilles le jour de la fermeture - dont personne ne connaissait au juste la composition, se prête bien à la forme de la jupe mais un peu moins au multiples zones de fronces. Au test du brûlis ce n'est pas du plastique, et les reflets brillants du velours qui ne se sont pas sans rappeler les plus nobles acryliques (ahem) orientent plutôt vers une viscose.

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

      Niveau manches, j'ai tout essayé. D'abord des fronces sur les toiles puis trois plis creux pour voir parce que je choisis toujours un peu trop facilement les fronces. Pas convaincue au final. Je voulais un peu de volume au dessus d'un poignet élastiqué (tentative de smocks puis d'élastique en coulisse), mais avec le type du tissu et la manche un peu trop courte à cause du coupon trop juste, le résultat était bof et inconfortable et tout a finalement été enlevé. J'aurais carrément dû donner dans la manche gigot, tiens. Un jour ça va péter, je vais me radiner en look 1900 intégral et vous allez rien comprendre.

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

    Justin Bridou, sors de ces manches !!!

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

    Je ne comprends toujours pas comment la pointe des pinces poitrine arrivent au dessus de la pointe des seins alors qu'elles sont placées 2cm en dessous sur le patron à ma taille. Appelez-moi Cheetah. Cheetah Bridou.

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

      J'aime bien la forme (en même temps j'ai eu le temps d'y réfléchir), mais ça reste un prototype+ : la forme des manches n'est pas encore optimale, de même pour l'encolure que je voudrais rapprocher un peu du cou sur l'empiècement d'épaule, et je voudrais modifier l'angulation de l'empiècement ceinture devant. La carrure dos me chiffonne un peu aussi. Et la fermeture est faite à l'arrache :

    La fronce, tu l'aimes ou tu la quittes

      Voilà, je déclare forfait pour le moment. Si la robe est remise sur l'établi une troisième fois, on préviendra avant.


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  •   Le chemisier présenté aujourd'hui a été construit sur la base chemisier en taille 40 dessinée d'après la méthode DP Studio. Je voulais une encolure en V, un petit col, des manches courtes, un buste ajusté. Comme je n'ai pas vu de manche spéciale chemise (avec une hauteur de tête de manche réduite) expliquée dans la méthode, j'ai fixé arbitrairement hauteur et largeur de la tête de manche et me suis appuyée sur les indications de la manche courte, en réduisant les proportions pour construire les courbes, afin d'obtenir une manche quasiment sans embu, que l'on peut assembler à plat avec l'entournure.
    La toile était ok, seulement un peu juste sous la carrure, j'ai donc redonné 0,5cm en bas de l'entournure sur chaque côté.

      Le tissu acheté exprès avait été repéré il y a quelque temps chez De Gilles : c'est une cotonnade fine et souple, idéale pour une chemise légère.

     

      Après hésitations, j'ai coupé l'empiècement épaules dans le biais. Cela donne un peu de mou sur les épaules, et par rapport à la toile je trouve que cela tombe mieux ainsi. J'ai également l'impression que cela contribue à remonter un peu le milieu de la pièce dos, ce qui est tout bénef quand on a le dos un peu creux.

     
      Il me fallait 5 pressions nacrées pour la fermeture alors je suis allée avec mon petit panier au marché saint Pierre acheter un lot de 6 pressions avec le bitonio en métal et un mode d'emploi succint. J'ai joué du marteau et en ai niqué une première, puis une deuxième, réussi in extremis à lui redresser les dents, et enfin compris que je positionnais la partie femelle du morceau nacré dans le mauvais sens. On a eu chaud.

     
      La longueur est convenable, on pourrait lui ajouter 2cm pour qu'elle le soit tout à fait. Un petit accident à la coupe fait que le bas des pattes sous le dernier bouton sont un peu courbes.


      Je compte réutiliser ce patron pour une variante en transformant la pince poitrine en fronces sur l'épaule, la manche en manche ballon, et en élargissant un peu le V de l'encolure.


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  •   Aujourd'hui, deuxième partie et point d'orgue du défi morues : employer les tissus Ma rivière de morues et Morue pour la journée.
    Après avoir fini par me décider pour 1 mètre de chaque en satin de coton bio, attendu 7 jours ouvrés après avoir passé la commande (ce qui respecte largement l'engagement de Sam'Oz, l'éditeur de tissus à la demande), les morues arrivaient et étaient prestement emmenées au décatissage dessalage puisque 3% de rétrécissement du tissu sont à prévoir au premier lavage. Pas de pugilat de lavandières à la Zola à déplorer, juste une ennuyeuse corvée de laverie. Mais c
    omme le dit si bien cette vieille barbe de Captain Iglo, "l'important quand on est une morue, c'est d'être carrée".

    Le jour du poisson

    "Sans faire de croix sur l'éthique, huhu !"

      Le satin est d'épaisseur moyenne et fidèle à sa description : "finition lisse et douce avec un très léger lustre". Comme j'avais finalement une préférence pour la "rivière de morues", le devant et le dos sont découpés dans ce tissu, et le constraste est apporté par l'empiècement + col en "morue pour la journée".

      Du thermocollant fin est fixé contre le col du dessus, et j'en ai également ajouté deux bandes le long du premier revers des pattes de boutonnage pour leur donner un plus bel aspect. D'ailleurs je trouve que les piqûres ont un meilleur rendu sur les pattes que sur les ourlets, on sent que le fil creuse mieux son nid dans le tissu.

    Le jour du poisson

    La curieuse, l'endormie, la susceptible, la charismatique, la satisfaite... Les attraperez-vous toutes ?

      Le tout est cousu avec du fil de coton car je vais probablement la teindre. Le tissu est agréable à porter et ne froisse pas plus que ça. Rien de spécial à ajouter donc sans plus attendre, quelques photos carrées :

    Le jour du poisson

    A la mer...

    Le jour du poisson

    ...et au canal.

    Le jour du poisson

    Avec du fish & chips de qualitay...

    Le jour du poisson

    ...et une bière pour la tatouée ("il est tatoué ce motif ? Non, il est à moué !!").

    EDIT 25/08/15 : La chemisette après teinture Ideal pour coton/lin/soie/viscose couleur marine, sans forcer la dose

    Le jour du poisson

      Bonne fin de vacances !


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  •   Ché pas vous, mais j'ai souvent du mal à porter les jupes que je me confectionne. Moins pratique qu'un pantalon ou un short, plus casse-tête à assortir avec un haut qu'une robe, d'un aplomb variable selon le remplissage abdominal/le système de fermeture/la posture, les faiblesses de la jupe m'ont rendue d'autant plus regardante sur la plus-value esthétique d'un modèle avant de me lancer dans sa réalisation.

    Jour fermier

      Ces derniers mois, deux modèles ont su s'arracher à la gangue de la contingence et finir en esquisse potable. J'ai du voir traîner un vêtement ressemblant sur quelque site d'inspiration pour celui de gauche, et celui de droite possède une double source d'inspiration patronesque, provoqué par la séduction immédiate opérée par les grandes poches sur taille froncée de la jupe Brumby de Megan Nielsen, type de poche basse en quart de cercle que l'on retrouve sur le short Burda 111 du numéro de juin 2015 qui m'avait bien tapé dans l'œil aussi.

    Jour fermier

      C'est ce modèle que j'ai choisi de développer en mêlant les deux insiprations : taille très haute, ceinture élastiquée à aspect sac en papier kraft, fronces, longueur mi-cuisse, largeur généreuse en bas.
    NB : Après visionnage des photos de la jupe terminée que je trouvais un peu plate en bas et un peu trop longue, un revers a été ajouté.

      Le patron est assez simple : un rectangle avec deux ouvertures de poches pour le devant, un rectangle avec deux entrée+fond de poche pour le dos, deux fonds de poches en doublure, un élastique large correspondant au tour de taille pour froncer les 140cm de circonférence de la jupe. La ligne côté est un peu décalée en arrière pour accentuer le décollement de la poche et le confort ressenti les mains dans les poches.

      Réalisation tentée avec une toile de coton de couleur taupe trouvée chez le gentlemen pendant les soldes, achetée parce qu'elle m'avait d'abord évoqué de la laine par son toucher sec et sa souplesse relative, et qu'elle avait l'air peu froissable.

    Jour fermier

    Meuh non, il n'est pas trop court ce chemisier !

    Jour fermier

    Là c'est moi avec des lunettes...

    Jour fermier

    Et là c'est encore moi avec un oeuf, des poires et des flightcases...

     Jour fermier

    Un peu froissable quand même hein, malgré que ça parte facilement au fer...

    Jour fermier

    Après ajout du revers

      Le mot de la fin : très contente d'être parvenue à ce que je voulais sans avoir eu besoin de faire de toile, même si je l'imaginais avec un poil moins de fronces à la taille. Les piqûres côté tire-bouchonnent un chouilla, et j'aurais pu choisir du fil épais plus contrastant pour les surpiqûres mais c'était férié, donc jour d'auto-suffisance, c'était déjà beau que j'en aie eu pile de la bonne couleur. Déjà portée deux jours, elle ne m'a pas encore fait suer à coller aux jambes malgré l'absence de doublure, la taille reste à sa place sans comprimer et les poches me donnent entière satisfaction. Selon les estimations de l'institut de Boisjoly, cette jupe devrait être portée plusieurs fois d'ici la fin de l'année.


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